Un grand pas pour l’Amérique, un petit pas pour l’humanité !!!

Publié le par Nicolas Bosshardt

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Extraits d'un article du Point.
No comment. (Si : regardez la dernière ligne !).


Le réchauffement de Bush

30/09/2007

" Nous venons de loin pour ce qui est de notre compréhension du climat..." Des sourires narquois ont accueilli vendredi l’aveu fait par George W. Bush à l’occasion d’un discours prononcé [lors de] la " Réunion des grandes économies sur la sécurité énergétique et le changement climatique ". Quant à la garantie que, désormais, les Etats-Unis " prennent au sérieux " le changement climatique, elle a provoqué des échanges de regards sceptiques dans l’assemblée. [...]

Le président des Etats-Unis vient enfin de reconnaître la réalité du changement climatique, et la responsabilité des activités humaines dans ce phénomène, ce qu’il avait toujours nié...  En sept ans de mandat, Bush n’a en effet cessé de proclamer ses doutes sur le sujet, et de maintenir son pays à l’écart du protocole de Kyoto.

Brice de Saint-Briac (Ille-et-Vilaine) n’en était pas enthousiaste pour autant, [...] il notait : " Le président américain affiche une très grande foi dans la technologie, la fée technologie va tout sauver, c’est très américain tout ça, mais il ne fixe aucun chiffre, aucun objectif, aucun plafond... Tout le monde lui a rappelé que le processus post-Kyoto a déjà été lancé aux Nations unies. Le délégué allemand, le ministre de l’Environnement Sigmar Gabriel, était moins diplomate : " Un grand pas pour l’Amérique, un petit pas pour l’humanité ", ironisait-il au sujet de la conversion tardive de la Maison Blanche à la lutte antiréchauffement.

La recette made in Bush pour faire baisser la température de la planète se résume à s’en remettre aux chercheurs pour trouver le moyen de faire face à l’explosion de la demande énergétique, tout en mettant fin aux émissions de carbone, sans rien changer à l’american way of life. [...]

Plusieurs projets de loi fixant des objectifs précis de réduction des émissions de carbone sont en discussion au Capitole. C’est l’effet Gore (l’impact du documentaire de l’ex-vice président démocrate, Une Vérité qui dérange ), combiné à l’effet Schwarzenegger (le gouvernator républicain a fait de son Etat, la Californie, un laboratoire climatique), multiplié par l’effet Cour suprême (qui a déterminé que le mandat de l’EPA, l’Agence de protection de l’environnement, s’étendait bien à la lutte contre le réchauffement).

En attendant, les délégués venus à Washington, une semaine après avoir participé à New York à un sommet sur le climat réuni par l’Onu, sont repartis aussi incertains des raisons pour lesquelles Bush les avait convoqués qu’à leur arrivée. [...]

Peu importe, au fond. Les médias parlent ces jours-ci d’événement historique à la rubrique Environnement , mais il ne s’agit pas de la conversion de George W. Bush. C’est que, pour la première fois de mémoire humaine, le Passage du Nord-Ouest est navigable du fait de la fonte de la banquise dans l’Arctique.
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Publié dans Pensées...

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